j’ai mis de l’eau dans mon vin, ça a donné du sang

février 4th, 2010

ça faisait plusieurs années que je ne donnais plus mon sang. Pour une raison très simple : l’interdiction faite aux homosexuels de pratiquer ce don. Car pour moi il s’agit là d’une discrimination. A mon avis au niveau de l’orientation sexuelle il y a des pratiques à risque et non une population à risque.

Mais hier cela a changé. Pourtant le matin

  • je m’étais cassé le nez en voulant aller voir l’expo “Explicit” -Tectoniques Architectes à la fondation Bullukian (elle se terminait samedi dernier)
  • j’avais renoncé à faire de la grande roue (tout seul c’est moins rigolo et puis vertige et puis pas de monnaie)
  • je n’avais pas trouvé de chaussures confortable, discrètes mais avec un petit truc décalé pour remplacer les miennes.

j’avais donc plein de bonnes raisons d’être de mauvais poil mais non. Alors quand en début d’après midi, sortant de mon atelier avec un peu de temps libre devant moi, j’ai été doublé par une voiture arborant un autocollant de l’EFS “donnez votre sang” je me suis dit et pourquoi pas…
Peut-être l’appel lointain de Shalima ou celui plus récent de Camille sur FaceBook ou les récits de LaFée.

Bref si je ne me suis pas assis sur mes convictions (et si vous avez les mêmes vous pouvez signer quelques pétitions en ligne ici ou par exemple car le décret est révisé régulièrement) mais en 2010 je vais essayer de mettre un peu d’eau dans mon vin, d’avoir des avis moins tranchés, des comportements moins jusqu’au-boutistes, moins puérils…

Si ça vous tente, quelques infos pratiques pour les lyonnais :

Établissement Français du Sang
1-3 rue du Vercors
69007 lyon
M° Gerland
Vélov : 7052 université Lyon I
Tél 04 72 71 17 00

vous pouvez vous présentez pour un don du lundi au vendre de 8h à 15h30 et le samedi de 8h à 11h45

pope star

juillet 23rd, 2009

Un jeu de mot débile au sortir d’une église orthodoxe…

Parce que depuis le lycée et les premiers enterrements de copains, de connaissances ou de proches le rire s’est souvent retrouvé là, autour des églises, avant ou après les cérémonies. Au pire pour relâcher la tension au mieux pour se sentir vivant…

Dans cette église de la rue Saint Lazare j’avais souvent voulu entrer lorsque j’étais étudiant et que je travaillais sur les églises de Lyon. En vain…

Mais ce matin-là j’y suis entré à reculons.

J’étais là pour sa mère et son frère aussi. Mais j’étais là surtout pour elle. Parce que cette petite fille avant même que je ne connaisse sa vie pas très facile m’avait touché un matin de carnaval. Il faisait froid à 8h15 dans la cour de l’école. Très même. Mais elle est arrivée déguisée en ballerine, en tutu et les épaules nues. Juste heureuse et insouciante. Prouvant que vivre ses rêves repousse bien des limites et que les enfants sont les meilleurs à ce jeu qui n’en est pas vraiment un…

Depuis je la regarde grandir de loin en loin. Au point d’assister à une cérémonie étrange dont je ne sais si la dureté des textes est propre à cette liturgie ou  juste choisie sciemment en fonction du mort. Où la maigre assistance “beautifull freaks” parait sortie d’un casting  de Caro et Jeunet, et dont certains membres semblent un instant ultra-religieux à grand renfort de signes de croix et de psalmodiations et l’instant  d’après se lèvent et sortent  pour prendre une communication sur leur portable qui n’est même pas sur vibreur… Des gens qui rentrent et qui sortent. Des gens qui embrassent le cercueil. Des enfants qui proposent des bonbons. D’autres mœurs dont je ne sais si la triste beauté leurs est propre ou si elle vient de leurs exotismes…

Vers la fin de la cérémonie avant que le cercueil ne soit enlevé une dame  a pris le portrait de son père qui était posé dessus.

Au bout d’un moment, sans un mot et toute en douceur elle l’a récupéré.

Et c’est avec le portrait de son papa dans les bras qu’elle est sortie de l’église. Il m’a semblé alors qu’armée de ce talisman et presque souriante elle entrait dans un monde que les enfants de son age ne devraient pas connaitre.

Je n’étais plus là mais je sais qu’elle a pleuré au moment de l’inhumation. Mais je sais aussi qu’avec d’autres nous serons là pour l’accompagner. Et même si je serai plus en retrait que certains je ferais tout mon possible pour qu’elle retrouve son sourire de ballerine…

Nicolas et Paula

juin 25th, 2009

J’y faisais allusion dans mon article précédent le 17 juin pour les Goldberg c’est le jour de LA photo (pour moi c’était l’anniversaire de mon avatar et c’est toujours celui de ma soeur ainée).

Pour ceux qui n’aime pas prendre le train en marche, je me suis aperçu ce même jour que  pour l’année 2008 l’image de Nicolas était cliquable. Il prolonge donc l’œuvre de son père. Pour les autres (enfin les hispanophones) afin de patienter de découvrir encore cette année le nombre de colonnes voici une petite interview de Diego Goldberg en espagnol donc.

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Édit : Antonia est arrivée. Serait-ce pour cause d’insomnie que l’image de 2009 a été mise en ligne bien plus tôt que l’année dernière ?

clic-clac

juin 17th, 2009

en ce moment à l’autre bout du monde “ils” doivent prendre la photo de l’année. “Ils” nous la montreront bientôt et bien sûr je vous en ferait profiter.

état de droit(e)

juin 11th, 2009

La scène se déroule dans mon arrondissement, au pied d’un immeuble à la sortie d’une station de métro. Armé de mon fidèle Yashica de prêt que je ne quitte plus depuis la LenseParty lyonnaise je suis en train de prendre une photo. Absorbé je ne sens pas une présence derrière moi quand soudain…

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le baptême

juin 9th, 2009

Cela faisait quelques temps que je cherchais le nom parfait. Y en avait bien un que je gardais depuis longtemps : 4 initiales dont la prononciation forme une phrase. Une phrase en rapport avec la lumière qui plus est.
Mais bon elle n’avait pas été conçue pour ça. C’était un peu comme une vielle amie que j’essayais de transformer en histoire de cul d’amour : ça ne prenait pas vraiment.

Et puis le nom parfait a surgit. Il était inscrit sur une note de l’expo Gainsbourg à La Vilette*. Et rien que ça pour moi c’était un signe. Parce que Gainsbourg et moi c’est une longue histoire d’Amour.

Le nom parfait il est mystérieux, un peu précieux. Divin. Et rare aussi.

Je l’ai laissé faire son chemin.

Et puis un jour je me suis décidé à en parler à A. . Elle a sourit. Nous étions au resto en train de fêter mon anniversaire. Mais par acquis de conscience j’ai quand même retapoté l’url sur mon téléphone. Et là la douche froide car si j’avais vérifié rapidement le “.fr” je n’avais pas pensé que le “.com” d’un mot français (ou plutôt francophone), peu (pour ne pas dire pas) usité intéresserait quelqu’un. Et que ce soit par une suissesse ne va arranger ni ma misogynie, ni atténuer mon différent avec les helvètes…

Il me faut donc repartir à la recherche du nom parfait mais le champ lexical se resserre, j’entrevois de plus en plus ce vers quoi je veux tendre. Tout en essayant de de garder une certaine ouverture d’esprit. En attendant et parce qu’il faut avancer je vais me servir de ce qui devait être ma baseline pour communiquer. Le nom de domaine est déposé (merci la blogobidule pour votre aide et particulièrement Qyrool !), la réflexion sur l’identité visuelle bien amorcée…

* cette expo était vraiment intéressante tant pour le néophyte que pour l’amateur avertit. Une seule chose m’a gêné dans la scénographie : les voix d’artistes (souvent interprètes de Gainsbourg surgissant du plafond qui lisait par moment ces textes et qui couvraient les archives sonores diffusées elles sur les totems. Rageant quand on est pressé par le temps et qu’on ne peut attendre la rediffusion de l’archive pour entendre ce qui nous a échappé.

lense party, objectivement la fête*

mai 24th, 2009

Qu’est ce qu’une Lense Party ? Une course au plaisir de faire des images plutôt qu’à la possession du plus gros zoom. Le tout en compagnie de gens sympas.

La preuve en image…

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trois couches de gris pour des millions de couleurs

mai 14th, 2009

Comme promis les explications. Cette photo est donc une photo couleur prise avec une pellicule N&B (en l’occurrence de la Tri-X).

Si elle était en provenance de Moisenay son origine est à rechercher un siècle auparavant, toujours en France mais du côté de Langon.
On ne le sait que trop peu mais l’invention de ce procédé photo en couleur est due à un girondin Ducos de Hauron (on doit au même monsieur les anaglyphes -  les lunettes vertes et rouges pour visionner les films en 3D comme celles que porteront ce soir à Cannes pour visionner Là-Haut).
Associé à Charles Cros il réalisa que trois photographies d’un même sujet prises au travers de filtres colorés successivement en rouge, vert et bleu  font passer seulement les radiations de sa couleur, interceptant toutes les autres et qu’en superposant les trois négatifs,  on obtient la restitution des couleurs. Le procédé de trichromie était né.

Ceux qui ont photoshop ou tout logiciel de retouche d’image peuvent en faire l’expérience rapidement : si vous ne gardez que la couche rouge, verte ou bleue de visible à l’écran l’image affichée est grise). Il s’agira donc de recréer ces 3 couches. En filtrant à la prise de vue. Il existait même des appareils qui le faisaient en un seul déclenchement. Aujourd’hui à moins d’avoir la chance d’avoir un de ces rares appareils en état de fonctionner il faut déclencher 3 fois. Et de ces trois déclenchements successifs nait une contrainte : si le sujet (ou l’appareil) bouge les 3 couches ne seront pas parfaitement superposables et il y aura des franges chromatiques.

Pourquoi alors utiliser un procédé qui implique 3 prises de vue là où il ne pourrait y en avoir qu’une. Et qui implique que l’appareil soit sur pied et le sujet fixe (j’en conviens c’est « assez » restricif) ?

Je cite Henri Gaud la trichromie grâce à ces capacités d’enregistrement s’adapte totalement au sujet. Quand vous utilisez un film Kodak ou Fuji, il est clairement établis pour tous les observateurs que vous avez un rendu Kodak ou Fuji. C’est le procédé industriel qui dicte sa loi et vous impose un rendu, avec une petite marge de manœuvre mais le rendu est imposé. En trichromie directe, c’est le contraste du sujet qui va déterminer le rendu, un sujet contrasté aura un rendu très doux et un sujet doux verra sa consistance, sa charge de couleur changer plus ou moins fortement, on a donc un rendu à la carte.
Je résume ainsi ce qui motive cette utilisation : La satisfaction de l’ingénieur face à un procédé parfait, la créativité de l’artiste grâce à la liberté gagnée, le clin d’œil de l’honnête homme devant les multinationales normalisantes et le plaisir de l’enfant face à la magie de la naissance de l’image couleur.
et Philippe Domingos J’utilise la trichromie autant pour son apport au sujet que pour ce qu’elle apporte au photographe. La trichromie m’apporte une conscience de l’acte photographique plus complet que les autres procédés couleur classique. Comme je passe plus de temps sur mes images, je m’investis plus dans chacune d’elles. Je suis vraiment dans le pur plaisir de faire les choses.

Et puis est-ce qu’on pose la question à ceux qui font de la HDR en numérique, hein ?!

De plus ce sont généralement des contraintes que nait une écriture propre au médium. En disant cela je pense notament à la série poétiquequ’à présenté Philippe Do(mingos) à la Biennale de Nancy en 2008. La foule est là, présente, mais en creux. Vibrionnante et pourtant seulement de passage révélant un peu plus le lieux dont elle n’est qu’une partie.

Si le procédé vous intéresse vous pouvez vous rendre sur le blog de la trichromie tenu par Henri Mais si vous êtes lyonnais le mieux est de vous rendre ce soir à l’atelier Ooblik 3 rue Bossuet dans le 6ème. A 18h le vernissage de l’exposition « Frange Chromatiques » y débute en présence d’Henri. L’expo elle y sera visible jusqu’au 30 juillet.

et voilà le résultat

mai 12th, 2009

désolé un WE chargé en rioja suivi d’un retour au bagne ne m’ont pas permis de publier les résultats du concours “Head & Shoulder, Traque la pellicule !” avant aujourd’hui.  Et maintenant les participants gagnants sont :

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Baby Sitter Vs Audi Baby

mai 5th, 2009

Dilemme cornélien : faut-il prendre une baby-sitter ou se servir d’un audi-baby pour garder ses enfants. Parce que bon une Baby Sitter souvent des fois ça fout pas grand chose. Oui mais des fois avec un audi baby un faux-contact fait que ce n’est qu’en poussant la porte que vous entendez votre enfant qui hurle à la mort depuis 1h ou 2.

Heureusement je suis misanthrope à 80% du coup je ne me pose pas trop souvent cette question. Le problème c’est que dans une semaine, le 12 mai à  partir de 19h30 il y a un apéroblog. Et même si je suis persona non grata et que pour s’assurer de mon absence ils l’ont organisé le jour où je ne peux pas venir j’ai bien envie de tout faire pour en être. Tout simplement parce que les apéroblogs sont mémorables : comme partout c’est la crise mais là c’est la crise de rire (un peu comme ici)…

Il me reste 3 solutions :

  • plastiquer le 6ème continent : Mme A. n’aura pas danse, à moi les mojitos.
  • Trouver une baby sitter qui travaillerait non pas pour de l’argent mais en échange d’un bon repas (allez les filles prouvez moi que vous n’êtes pas que vénales en plus il ne s’agira que de veiller sur le sommeil de 2 adorables bambins en dégustant un bon petit repas). A moi le Saint Joseph !
  • Trouver un Audi Baby d’une portée de 224 mètres. Oui parce qu’ils ont poussé le vice jusqu’à organiser cet apéroblog dans MA rue. À une trentaine de numéro de chez moi. Dans le récent mais déjà excellent « Café des cultures chez Thibault » 80 rue Montesquieu dans le 7ème.

Alors que vous soyez de la blogobidule ou non j’espère vous revoir ou faire votre connaissance mardi autour d’un verre et comme je suis un gars sympa je vous laisse la bannière spécialement créée pour l’occasion.






oups… ben alors Very Berry !?? :P